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jeudi 4 décembre 2014

À l’attention du ministre Yves Bolduc : préserver l'intégralité du territoire de la CSDM


Pétition: http://www.avaaz.org/fr/petition/A_lattention_du_ministre_Yves_Bolduc_Preserver_lintegralite_du_territoire_de_la_CSDM/?cWNDhdb

Pourquoi c'est important

- Parce que rien ne prouve que ce démantèlement contribuerait à la réussite des élèves

- Parce qu’aucune piste d’économie n’a été démontrée

- Parce que ce projet n’est soutenu par aucune étude ou recherche des partenaires du milieu de l’éducation.

- Pour maintenir la diversité des services offerts aux élèves : expertise pédagogique, par exemple : en éducation internationale, en douance, en francisation, en éducation des adultes et en formation professionnelle.

- Pour maintenir la stabilité des élèves en difficulté d’apprentissage qui seraient affectés par le redécoupage.

- Pour garantir la stabilité du personnel qui a un effet direct sur la réussite des élèves.

- Pour éviter des coûts liés aux transferts : déménagements, réaménagements et relocalisations, des écoles et du personnel.
- Parce que pendant plusieurs années notre énergie irait à la réorganisation et non aux élèves.

mercredi 26 novembre 2014

Fonction publique: Québec abolira au moins 1150 postes l'an prochain




Je n'aime pas particulièrement François Legault, mais dans ce cas-ci, je ne peux le nier, il a des couilles.« Ce qui va rester, dans trois ou quatre ans, lors de la prochaine élection, c'est le fait que M. Couillard a menti, que M. Couillard est un visage à deux faces », a dénoncé M. Legault.

« Plusieurs experts, des économistes de renom, ont regardé ça et on dit que ça ne requiert pas un massacre à la tronçonneuse comme les mesures qui sont en train d'être prises par le gouvernement », a dénoncé Pierre-Karl Péladeau.


Pour les gens qui ont connu «Les cyniques», trouvez-vous que Martin Coiteux parle comme Serge Grenier (ou ne serait-ce pas plutôt André Dubois) lorsqu'il personnifiait un curé? Coiteux se comporte comme un ecclésiastique passé date des années 60 qui croit guider ses ouailles vers le paradis. «Fermer vos yeux ma gang de zoufs et suivez-moi sur le chemin de l'austérité» dit-il.

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Le gouvernement Couillard avait déjà annoncé un gel de l'ensemble des effectifs de l'État jusqu'à la fin mars 2016. Cette fois, il va plus loin en voulant réduire « d'au minimum 2% » les effectifs de la fonction publique.

re: http://www.lapresse.ca/actualites/politique/201411/25/01-4822395-fonction-publique-quebec-abolira-au-moins-1150-postes-lan-prochain.php

Conte de Monsieur Coiteux: La parabole des aveugles




Le comique de l’image de ces hommes qui semblent tomber au ralenti dans le trou devient tragique dès que l’on s’aperçoit qu’ils sont aveugles. Ils n’ont pas de chien pour les guider!...Ils ont Martin Coiteux (ben oui, celui qui est tombé dans le trou de l'austérité ??? À moins qu'il nous guide en poussant vers le trou et non en tirant. Dans 4 ans, il lâchera bien le bâton et retournera au privé, sinon, pourquoi pas dans l'enseignement. Heuuu, non! C'est vrai les universités n'auront pas les moyens de se le payer.)

Breughel peint ce tableau en 1568, en Hollande. C’est bien une parabole, il nous montre des aveugles mais le tableau de parle pas de la cécité, il parle du danger de suivre un guide les yeux fermé, surtout un guide aveugle, comme tous ceux qui le suivent ! Ce guide entraîne tout le monde à sa perte.

Une ligne directrice diagonale montre comment les aveugles sont tous reliés entre eux. Cette diagonale plonge vers le trou, accentuant l’impression que les aveugles y sont inexorablement entraînés.

Pierre Breughel utilise tout une gamme de verts et de gris. Les jaunes-bruns viennent réchauffer la scène. (re:http://petrus.angel.over-blog.com/article-la-parabole-des-aveugles-118394752.html)

mardi 25 novembre 2014

Mon cadeau de Noël à Sugar Sammy: une plainte à l’OQLF

Mon cadeau de Noël à Sugar Sammy: une plainte à l’OQLF

Sugar Sammy, l’humoriste militant

Il y a quelques mois, j'émettais des propos se rapprochant de ceux émis par Mathieu-Bock Côté sur ce personnage. Je suis heureux de constater qu'avec un peu de retard, une personne ayant plus d'influence que moi se fasse un devoir de mettre les pendules à l'heure concernant cet humoriste engagé. Au moins, maintenant nous savons à qui nous avons à faire. Et je parie qu'il coulera beaucoup d'eau sous les ponts avant que Sugar Sammy n'obtienne à nouveau la faveur du public québécois dans les galas.

Sugar Sammy, l’humoriste militant

Archaeologists unearth ancient flint axe near Rødbyhavn - News - The Copenhagen Post

Archaeologists unearth ancient flint axe near Rødbyhavn - News - The Copenhagen Post

mardi 18 novembre 2014

Vers l'abolition de la moitié des commissions scolaires




Exclusif - Le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, annoncera mercredi un premier scénario de fusion et de réorganisation des commissions scolaires lors de sa rencontre avec la fédération qui regroupe ces organisations.
D'après les informations de Martine Biron
D'après les sources de Radio-Canada, les commissions scolaires passeraient de 72 à 36. Ce sont essentiellement les 60 institutions francophones qui seront touchées, alors que les neuf organismes anglophones le seront dans une moindre mesure. Les commissions scolaires à statut particulier seront épargnées quant à elles.
Pour ce qui est de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), la plus grande de la province et qui compte 18 quartiers de la ville, elle subira une restructuration majeure. Un ménage s'impose, nous dit-on.
Les présidents élus des commissions scolaires ont été informés de la rencontre de ce mercredi et pourraient tous être convoqués jeudi à Québec.
Après cette annonce, suivront des négociations entre le gouvernement et la Fédération des commissions scolaires.
Comme dans le secteur de la santé, le gouvernement Couillard envisage une réforme profonde du système éducatif. Les grands axes de cette réforme devraient être dévoilés après Noël, lorsque le ministre Bolduc déposera son projet de loi.

lundi 17 novembre 2014

Un demi-milliard $ et 13 propositions pour notre système d'éducation


 , Député de Lac-Saint-Jean et candidat à la direction du Parti québécois

L'avenir du Québec passe par la recherche, l'innovation et la formation de nos jeunes. Pour être parmi les pays les plus prospères de la planète dans 10, 20 ou 30 ans, nous devons avoir la jeunesse la mieux formée et les enseignants les mieux qualifiés, du primaire à l'université.
C'est pourquoi nous devons chercher à construire, chez nous, le meilleur système d'éducation au monde.
Cela passe par une plus grande valorisation de la réussite, de la persévérance scolaire et du rôle des enseignants, mais aussi, nécessairement, par un réinvestissement massif dans notre système d'éducation.
Depuis 2007, l'État québécois se prive chaque année de rentrées fiscales de plusieurs centaines de millions $, en vertu de la réduction progressive de la taxe sur le capital des institutions financières, complètement abolie depuis 2011.
Je propose de rétablir cette contribution à un niveau équivalent à celui de 2007, ce qui nous permettrait de dégager 500 millions $ pour le trésor québécois. (Pour les explications, lire mon autre blogue.)
La totalité de cette somme devrait être investie en éducation, dans une série de 13 chantiers que j'estime prioritaires pour le Québec. Des propositions qui constituent, à mes yeux, un premier pas pour nous projeter dans le peloton de tête des nations les plus formées, instruites et technologiques du globe.
La lutte au décrochage et la valorisation du rôle de nos enseignants (155 millions)
Chantier #1 : Développer une politique nationale de la persévérance pour le primaire et le secondaire.
Le Québec a déjà fait des pas de géants en matière de décrochage scolaire. D'à peine plus de 30% dans les années 60, notre taux de diplomation au secondaire a atteint les 70% dans les années 2000.
N'empêche, près de 30% des Québécois célèbrent toujours leurs 20 ans sans diplôme, C'est une proportion beaucoup trop élevée. Je partage l'objectif « 20/20 » du ministère de l'Éducation, c'est-à-dire de réduire notre taux de décrochage au secondaire sous la barre des 20% d'ici à l'année 2020.
Pour y parvenir, je propose de développer une véritable politique nationale de la persévérance et d'y investir une enveloppe de 100 millions $.
Cet argent devra servir, entre autres, à réduire le nombre d'élèves par classe dans les milieux défavorisés, à ajouter des éducateurs spécialisés dans les écoles, à augmenter l'aide aux devoirs, à bonifier l'offre d'activités sportives, culturelles et parascolaires, à développer des mesures ciblées en partenariat avec les nations autochtones, etc.
Chantier #2 : Offrir davantage de formation continue à nos enseignants
La valeur d'un système d'éducation, en bout de course, dépend de la qualité de ses professeurs. C'est pourquoi une part de l'enveloppe dédiée à cette politique nationale de la persévérance devra servir à augmenter la formation continue offerte à nos enseignants.
Je souhaite que nos professeurs aient accès à davantage de perfectionnement professionnel tout au long de leur carrière.
Chantier #3 : Investir dans l'accompagnement des étudiants avec des difficultés d'apprentissage au cégep
Selon la Fédération des cégeps, le nombre d'étudiants en difficulté a explosé de 477% entre 2007 et 2012 dans les 48 cégeps du Québec, passant de 1300 à 7500.
Pour persévérer et réussir, ces étudiants ont besoin de plus de soutien et de ressources à leurs dispositions. Je propose d'octroyer 10 millions $ supplémentaires pour leur fournir des outils d'apprentissage adaptés et embaucher du personnel spécialisé.
Chantier #4 : Créer des bourses à la persévérance universitaire
Le Québec est présentement aux prises avec le plus haut taux de décrochage universitaire en Amérique du Nord. De tous les étudiants qui amorcent un baccalauréat au Québec, pas moins du tiers n'obtiennent jamais de diplômes. C'est énorme lorsqu'on se compare à l'Ontario (12%) ou au Canada (20%). Et ça nous coûte cher, en talent comme en argent.
Pour renverser la situation, je propose de créer 30 000 bourses de persévérance universitaire d'une valeur de 1500$ chacune, lesquelles seraient destinées aux étudiants les plus à risque de décrocher (jeunes provenant de milieux défavorisés, étudiants-parents, étudiants de première génération)
La bourse serait versée annuellement, dès la fin de la première année de baccalauréat, aux étudiants ayant conservés une moyenne d'au moins B+.
De telles primes à l'effort ont prouvé leur efficacité dans d'autres pays, notamment aux États-Unis, faisant augmenter le taux de diplomation d'environ 5% chez les clientèles ciblées.
L'accessibilité aux études et l'aide aux étudiants défavorisés (200 millions $)
Chantier #5 : Augmenter les seuils d'accessibilité à l'aide financière aux études (AFE) pour viser la gratuité scolaire effective pour 50% des familles québécoises
À ce jour, tous les étudiants dont les parents ont un revenu combiné inférieur à environ 51 000$ ont droit à la « gratuité scolaire effective », c'est-à-dire qu'ils reçoivent au moins autant de bourses du gouvernement du Québec que ce qu'ils paient pour acquitter leurs frais de scolarité.
Le gouvernement du Québec devrait avoir comme objectif de hausser ce seuil jusqu'au revenu médian des familles du Québec, environ 72 400$, et d'ainsi offrir la gratuité scolaire effective à 50% des étudiants québécois.
Viser la gratuité pour 50% des familles les moins riches, c'est dire aux Québécois qu'ils peuvent aller à la poursuite de leurs rêves, peu importe leur situation financière.
Je propose d'injecter 100 millions $ dans le but de nous rapprocher de cette cible.
Chantier #6 : Éliminer les iniquités historiques de l'aide financière aux études
En ce moment, les personnes qui perçoivent des indemnités pour victimes d'actes criminels ou des pensions alimentaires, entre autres, voient leurs montants d'aide financière aux études être déduits en conséquence. De telles aberrations de notre système de prêts et bourses devront absolument être corrigées à l'occasion d'un réinvestissement dans l'AFE.
Chantier #7 : Augmenter les frais de subsistance pour le calcul de l'aide financière aux études
À l'heure actuelle, l'AFE estime qu'un étudiant n'habitant plus chez ses parents doit assumer des « frais de subsistance » de 819$/mois pour son logement, sa nourriture, ses dépenses personnelles et son transport. Les prêts et bourses qui lui sont versés sont calculés sur cette base.
Les associations étudiantes estiment à juste titre qu'il s'agit d'un montant insuffisant, puisqu'il n'a pas suivi la hausse du coût de la vie au Québec au fil des ans.
Nous devons investir avec l'objectif de ramener ces frais de subsistance à environ 900$/mois. Moins un étudiant a de soucis financiers, plus il peut se concentrer sur l'essentiel : sa réussite scolaire.
Chantier #8 : Augmenter l'aide aux étudiants-parents
Un rattrapage est également nécessaire pour l'aide consentie aux étudiants-parents, qui se retrouvent plus souvent que les autres dans des situations financières précaires.
En ce moment, l'AFE accorde 246$/mois par enfant à titre de frais de subsistance. La cible que je nous fixe est de majorer ce montant à environ 400$/mois, pour que la conciliation études/famille demeure un choix possible et valorisé au Québec.
La mobilité étudiante et l'occupation du territoire (35 millions $)
Chantier #9 : Créer des bourses de mobilité étudiante collégiale pour favoriser l'occupation des cégeps en région
D'ici 2020, la clientèle des cégeps du Québec diminuera de 22 000 étudiants. Le déclin se ressentira principalement dans les régions éloignées et en périphérie des grands centres. Pour citer la Fédération étudiante collégiale du Québec, « alors que les cégeps en régions se vident, les cégeps dans les grands centres accueillent de plus en plus d'étudiants. »
Si la tendance se maintient, il sera difficile pour nos cégeps en régions de continuer à offrir une formation intéressante. Et les coûts pour l'État seront considérables : pendant qu'on fermera des établissements en région, on devra payer pour de nouveaux bâtiments, de nouveaux laboratoires et de nouveaux équipements dans les centres urbains.
C'est pourquoi il faut inciter nos jeunes à se déplacer hors des grands centres pour effectuer leurs études. Je propose d'offrir des bourses de mobilité pour ceux et celles qui choisiront d'étudier 1) dans un collège d'une région dont la population étudiante est décroissante, ou 2) dans un programme -- dispensé dans un collège d'une région -- dont l'effectif est en deçà du seuil de viabilité.
Nous devons nous donner un réseau d'éducation dont la qualité se déploie à la grandeur de notre territoire, et qui contribue ainsi au développement social et économique de toutes les régions du Québec.
Chantier #10 : Bonifier le montant mensuel versé pour le transport des étudiants provenant de régions éloignées
Plusieurs étudiants au Québec n'ont pas la chance d'habiter à proximité d'un cégep ou d'une université. Pour poursuivre leurs études, ils sont contraints d'assumer d'importants frais de transport.
Les montants versés à cet égard par l'AFE mériteraient d'être bonifiés. La grandeur de notre territoire ne doit jamais devenir un frein pour un étudiant qui souhaite faire des études supérieures.
La recherche et le développement (100 millions $)
Chantier #11 : Hausser l'investissement en recherche et développement dans les universités et favoriser l'innovation par la recherche en entreprise
Le Québec investit chaque année 2,5 % de son PIB en recherche et en développement, ce qui le situe dans la moyenne des pays de l'OCDE, tout juste derrière les États-Unis (2,7%) et au-dessus du Canada (2%). C'est un bon point de départ, mais il y a toujours place à l'amélioration.
Nous devons chercher à rejoindre le peloton de tête composé de la Suède, de la Finlande et du Danemark, qui investissent entre 3% et 4% de leur PIB en R-D.
Un investissement de 100 millions $ permettrait dès maintenant de rehausser significativement les budgets des Fonds de recherche du Québec, de même que les subventions versées aux entreprises qui font de la recherche et de l'innovation.
Face à la compétition internationale, c'est notre capacité à innover et à développer des créneaux d'excellence qui nous permettra de nous distinguer.
La qualité de notre formation universitaire (10 millions $)
Chantier #12 : Créer un Comité indépendant d'évaluation des universités
À l'heure actuelle, chaque université est responsable d'évaluer la qualité de ses programmes de formation.
J'estime que le Québec devrait centraliser cette tâche et la confier à un Comité indépendant d'évaluation des universités, qui veillerait aussi à la reddition de comptes des universités et à la qualité de leurs services.
Les pays scandinaves qui ont opté pour une telle formule ont vu leurs universités devenir plus performantes. Nous pouvons nous inspirer de leur modèle pour mettre en place de meilleures mesures de contrôle.
Chantier #13 : Développer une politique internationale pour attirer les meilleurs étudiants et chercheurs internationaux au Québec
Le Québec doit reprendre sa place sur l'échiquier de l'éducation internationale. Nos défis sont multiples: augmenter l'attraction et la rétention d'étudiants internationaux au Québec, favoriser les séjours à l'étranger de nos étudiants, développer des partenariats de recherche avec des universités de partout dans le monde.
Pour que nos universités attirent les meilleurs talents et développent des prix Nobel, pour que nos chercheurs deviennent de véritables ambassadeurs du Québec à l'étranger, nous devons nous doter d'une véritable stratégie d'éducation internationale, comme le font les nations avec lesquelles nous voulons rivaliser.

mercredi 1 octobre 2014

Le Wi-Fi, un danger pour les enfants?




Vitesse de téléchargement par pays:
1) Hong Kong: 70.91Mbps
38) Canada: 18.94 Mbps

«Les enfants devraient réduire leur exposition aux émissions du Wi-Fi et les femmes enceintes devraient éviter de mettre un portable ou une tablette sur leur ventre», conseille l'ancien directeur de la division d'épidémiologie à l'Institut national du cancer, de 1971 à 1986. Et le Dr Anthony B. Miller affirme également que Santé Canada ne protègerait pas adéquatement le public, car ce ministère sous-estimerait les risques à long terme des faibles expositions répétées aux radiofréquences (RF) de type micro-ondes émises par les routeurs Wi-Fi et autres appareils sans fil avec lesquels ils communiquent.
En mai 2011, les radiofréquences furent classées «peut-être cancérogènes» (groupe 2B) par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). «Nous sommes en train de potentiellement produire une génération entière qui sera exposée de façon substantielle aux radiofréquences, ce qui pourrait avoir des conséquences terribles», affirme le médecin de 83 ans qui favorise les connexions internet câblées qui par ailleurs sont plus fiables et moins vulnérables au piratage. « Je sens que j'ai une responsabilité envers le public. Pour plusieurs expositions aux agents cancérogènes, il a fallu 20 ou 30 ans de recherches pour confirmer le lien. Le cancer prend des années à se développer. Moi, je ne serai pas ici dans 30 ans! »
Probablement cancérogènes?
Le 12 septembre dernier, ce professeur émérite de santé publique à l'Université de Toronto était l'un des conférenciers vedettes d'un symposium sur les problèmes de santé associés aux champs électromagnétiques (CEM), tenu dans la Ville-Reine. L'événement s'adressant aux professionnels de la santé fut organisé par l'organisme canadien pour une technologie sécuritaire et la Clinique de santé environnementale de l'Hôpital Women's College, affilié à la même Université.
L'année dernière, le Dr Miller cosignait un article scientifique concluant que les RF devraient plutôt être classées «probablement cancérogènes» (groupe 2A). Selon lui, les experts réunis par le CIRC n'ont pas tenu compte du fait que le risque de cancer, dans la partie du cerveau la plus exposée aux RF par un cellulaire pendant 10 ans, est 2,8 fois plus élevé que la normale. C'est que cette découverte fut également publiée en mai 2011, tout comme le classement 2B, dans une étude signée par les auteurs de la fameuse étude internationale Interphone. «Depuis 2011, nous avons de plus en plus de preuves biologiques des effets nocifs des RF, notamment sur l'ADN et autres mécanismes à l'origine du cancer, dit le Dr Miller. Et tout récemment (mai 2014), une étude multicentre française est venue s'ajouter aux études qui vont en ce sens. »
Depuis la 2e Guerre mondiale, les radiofréquences ont été liées à des dizaines de malaises et maladies comme les palpitations cardiaques et l'autisme. Or le Code de sécurité 6 de Santé Canada, ligne directrice visant à limiter l'exposition humaine aux RF, ne vise qu'à éviter l'échauffement des tissus et ignore les effets biologiques qui se manifestent à des doses des milliers de fois inférieures à celles qui conduisent à cet échauffement, déplore le Dr Miller qui s'inquiète de l'implantation massive du Wi-Fi dans les écoles. À Santé Canada, la porte-parole Sara Lauer répond que cette technologie est tout à fait sécuritaire : «À partir des données scientifiques actuelles, les scientifiques de Santé Canada ont conclu qu'une exposition à l'énergie RF aux niveaux permis par le Code de sécurité 6 n'entraînera aucun effet néfaste sur la santé.»
Enfants cardiaques
Pourtant, depuis 2010, plusieurs parents et enfants se plaignent de maux de tête, nausées, étourdissements, palpitations et autres symptômes survenus après l'installation du Wi-Fi dans les écoles, selon le réseau de télévision CBC. «Il y a même eu sept arrêts cardiaques chez des écoliers dans la région de Collingwood (Ontario). Les cardiologues ne savent pas ce qui se passe», nous a confié en entrevue une autre conférencière au symposium de Toronto, la toxicologue Magda Havas, professeure d'études environnementales et des ressources à l'Université Trent, en Ontario.
La plupart des écoles utilisent des routeurs Wi-Fi de type industriel qui «sont typiquement des centaines de fois plus puissants que les systèmes domestiques», soulignait l'American Academy of Environmental Medicine (AAEM), en mars 2013, dans une lettre adressée au district scolaire de Los Angeles. Ces appareils doivent pouvoir desservir des centaines d'ordinateurs à travers des murs épais. Lorsqu'ils communiquent avec plusieurs ordinateurs, ils peuvent exposer les enfants à des doses très élevées de micro-ondes, même davantage qu'une tour de cellulaire placée à 100 mètres, selon l'AAEM.
«Le Wi-Fi expose plusieurs enfants à des doses annuelles de RF supérieures à celles reçues d'un cellulaire qui est plus puissant, mais utilisé plus rarement, explique Magda Havas. La dose reçue dépend de la proximité des ordinateurs et des routeurs. Avec un cellulaire, ce sont surtout votre tête et votre main qui sont exposées, alors qu'avec le Wi-Fi, c'est le corps au complet. Comme la plupart des écoles n'éteignent jamais le Wi-Fi, les enfants sont exposés six heures par jour, cinq jours par semaine et 40 semaines par année, ce qui fait environ 12 000 heures d'exposition en 10 ans. Selon l'étude Interphone, les adultes qui utilisent un cellulaire pendant 1 640 heures réparties sur 10 ans haussent leur risque de souffrir du cancer du cerveau de 40 %. C'est pourquoi les femmes qui gardent leur cellulaire dans leur soutien-gorge augmentent leur risque de développer le cancer du sein. Ce n'est pas à cause d'une forte exposition, mais plutôt d'une exposition à long terme à une pulsation de radiation à toutes les quelques minutes.»
Dans une vidéo Youtube portant sur le Wi-Fi, la professeure Havas souligne qu'une étude financée par l'armée de l'air américaine en 1984 avait démontré que des souris exposées à de faibles intensités de ces mêmes ondes, 21,5 heures par jour pendant 25 mois, avaient développé 260 % plus de tumeurs cancéreuses.

lundi 15 septembre 2014

Infrastructures scolaires: 247 M$ pour les écoles





Près de 247 millions $ seront investis dans la réalisation de 34 projets de construction ou d'agrandissement 



d'écoles publiques, a annoncé lundi matin le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc.



Infrastructures scolaires: 247 M$ pour les écoles

dimanche 31 août 2014

Si les profs pouvaient...








C'est en septembre que ça se décide. Parfois même dès le premier cours. La cloche sonne. Trente élèves s'assoient à leur pupitre. Trente paires d'yeux fixent la porte de la classe. Impatients de savoir de quoi a l'air le prof. Parfois sa réputation le précède et elle entre en premier. Les jeunes ont déjà peur. Les plus vieux leur ont dit qu'ils allaient passer par là. Ça peut aussi être le contraire. Les jeunes sont déjà turbulents. Baveux. Les plus vieux leur ont dit que c'était un mou.
Le professeur arrive, les élèves l'analysent. Ils le scannent de la tête aux pieds. Sa démarche, son habillement, ses cheveux, son poil aux oreilles, son manucure, ses mèches, son parfum, son accent, ses tics. Ils n'ont que ça à faire. Le regarder. Durant toute la période. Alors ils le font. Quand le premier cours est terminé, leur idée est faite. Ils vont aimer ou pas le français, les mathématiques, la chimie, la biologie, la géographie ou l'éducation physique selon qu'ils aiment ou n'aiment pas M. Proulx, Mme Boily, M.Dutil ou Mme Bernier.
Je me demande à quel point les profs sont conscients que l'école c'est eux. Ce sont eux les stars. Ils sont les Guy A. Lepage, Julie Snyder, Marc Labrèche, Louis-José Houde de leur matière. Ce sont eux qui l'animent. Ce sont eux qui y donnent vie. Qui rendent ça intéressant ou ennuyant. Qui partagent leur passion. Si le prof est sur le pilote automatique, le cours va crasher, c'est sûr. Mais si le prof fait de la haute voltige à la Luchini, en récitant des vers ou en déclamant ses dictées, les élèves seront au septième ciel. Bien sûr, personne n'est condamné à être génial. Les profs sont comme les sportifs, les politiciens, les plombiers, les chroniqueurs, ils font ce qu'ils peuvent avec ce qu'ils ont.
Mais on ne devient pas cuisinier si on n'aime pas manger. Alors on ne devient pas professeur si on n'aime pas enseigner. Si on n'aime pas donner un cours. Donner une représentation. Pas besoin que le cours de physique devienne un spectacle du Cirque du Soleil, il faut juste que les élèves sentent que leur maître trippe sur la matière. Ça prend de l'entrain. De l'enthousiasme.
Combien d'heures j'ai passé à dessiner des bonshommes dans mon cahier parce que le prof lisait ses notes sans lever les yeux. Monotone. Fatigué. Résigné. Le courant ne passait pas parce que le prof était en panne. D'inspiration. Il n'y a qu'une seule façon d'apprendre, c'est en aimant. Si on ne fait pas aimer aux élèves ce qu'on leur demande de retenir, ils ne s'en souviendront jamais. L'indifférence n'a pas de mémoire.
Si j'aime autant écrire, c'est beaucoup à cause de Mme Lamoureux au primaire, M. Saint-Germain au secondaire et de M. Parent au cégep. Des profs qui l'avaient. Ce n'était pas des bouffons. Oh que non. Mais leur vocation était sincère et bien visible. Car c'est de cela que l'on parle. Tenir assis sur des sièges une trentaine de ti-culs pendant toute une journée, faut le faire. Même les parents ont de la misère à captiver leurs enfants durant un week-end. Imaginez durant une semaine, des étrangers se relayent pour essayer de transmettre connaissances, culture et savoir-vivre à un auditoire qui ne rêve qu'aux vacances de Noël. Faut le faire.
Et il n'y a qu'une seule façon de le faire. Pour intéresser, il faut être intéressant. Bien sûr, il y aura toujours des cancres qui resteront insensibles à un cours d'anglais même si c'était Angelina Jolie ou Brad Pitt (c'est selon) qui l'enseignait. Mais la grande majorité des élèves ne demandent pas mieux que d'embarquer. Encore faut-il que le monsieur ou la dame en avant veuille les mener plus loin que la fin du cours. Plus loin que la charge de travail imposée.
Le Québec est le royaume du décrochage. C'est peut-être parce que les jeunes ne sont jamais accrochés. C'est plate, mais c'est aux adultes de le faire. Les médecins ont la responsabilité de guérir les patients. Les profs ont le devoir d'intéresser les élèves. C'est bête de même. C'est beau de même.
C'est sûrement la plus noble des tâches. Permettre à un individu de grandir. Dans tous les sens du terme.
Si c'est le devoir des profs de stimuler leurs élèves, c'est le devoir de la société de stimuler les professeurs. En valorisant leur tâche. En structurant les écoles autour de leur talent. En leur permettant d'être imaginatifs.
Un professeur peut changer la vie de quelqu'un. Peu de gens ont ce pouvoir. Il peut être un allumeur de réverbères. Comme il peut être un éteignoir.
C'est en aidant les professeurs à être meilleurs que les élèves le seront. C'est la seule réforme possible.
L'école, qu'elle s'appelle l'école Champlain, l'école Élan ou l'école Sainte-Jeanne-D'arc, c'est l'école Pierre Dubois, c'est l'école Mlle Provencher, c'est l'école Virginie. C'est l'école des professeurs.

Quelqu'un devrait l'apprendre aux directeurs de commissions scolaires et aux sous-ministres.

vendredi 15 août 2014






Au 106.9 FM Mauricie avec Évans Bergeron et Amélie St-Yves Journaliste: transport scolaire, financement de l'école privée, taxe scolaire, commissions scolaires, mauvaises relations publiques de la Fédération, Complexe Alphonse-Desjardins... Qu'en pensez-vous?

http://www.fm1069.ca/lecteur/audio/yves-francois-blanchet-et-sa-chronique-sur-la-poli-235199.mp3

lundi 7 juillet 2014

Un rapport propose de réformer l'éducation et la formation à l'échelle nationale.



HuffPost - La Presse canadienne
OTTAWA - Un nouveau rapport presse le gouvernement fédéral de travailler avec les provinces et le milieu des affaires pour mettre fin à ce qu'il qualifie de baisse dramatique de la qualité de l'éducation et de la formation au pays. Le document commandé par le Conseil canadien des chefs d'entreprises est publié en prévision de la rencontre, cette semaine, des ministres provinciaux de l'Éducation et du Travail, ainsi que de représentant des entreprises à Charlottetown.
Ce rapport affirme que seul le gouvernement fédéral peut faire preuve de leadership et créer une stratégie nationale d'éducation et de formation. Ottawa, les provinces et les territoires devraient ainsi former une agence responsable de l'éducation et de la formation, agence qui établirait des objectifs pour chaque phase d'apprentissage.
Le rapport recommande également de créer un autre organisme pour suivre la progression vers ces objectifs.
Le document invoque des statistiques de l'Organisme pour la coopération et le développement économique (OCDE) et d'autres sources qui souligneraient la «conclusion irréfutable» voulant que le Canada tire de plus en plus de l'arrière en matière d'apprentissage par rapport aux autres pays de la planète.
Au dire du président du conseil, Ross Laver, si tous ne sont pas prêts à s'unir dans ce dossier, il est néanmoins «évident» que la coopération et la collaboration doivent être renforcées entre les différents paliers de gouvernement.
M. Laver a également déploré le fait que les ministres du Travail ne se soient rencontrés qu'une seule fois au cours des quatre dernières années, à l'invitation du ministre fédéral Jason Kenney.
Le rapport indique également que le secteur privé doit investir davantage dans plus de programmes de formation pour ses employés. Une comparaison est établie avec l'Allemagne, où les employeurs travaillent de concert avec les gouvernements et les enseignants pour créer une main-d'oeuvre hautement qualifiée.
M. Kenney tient d'ailleurs lui-même le système d'apprentissage allemand en haute estime. Plus tôt cette année, il a dirigé une délégation de politiciens canadiens provenant de cinq provinces, en plus de représentants syndicaux et du monde des affaires, au cours d'une visite en Allemagne et en Grande-Bretagne pour en apprendre davantage sur leurs programmes respectifs.

mercredi 4 juin 2014

Hausse de vos taxes scolaires, prise 2





Les propriétaires qui ont subi une augmentation salée de leur taxe scolaire l'été dernier ne doivent pas rêver en couleurs. Malgré les promesses du gouvernement péquiste, ils ont autant de chance de recevoir un remboursement de la part de leur commission scolaire que le Canadien en a de remporter la Coupe Stanley cette année.
Mais ce n'est pas ça, le pire. Si la tendance se maintient, les contribuables de 26 commissions scolaires découvriront une hausse supplémentaire en consultant l'avis de taxation qui leur sera posté d'ici un mois. L'augmentation qui les guette au cours des deux prochaines années cumulées risque d'être aussi élevée que celle de l'an dernier.
Avant de sauter aux conclusions, il faut attendre de voir ce que le premier budget du ministre des Finances, Carlos Leitao, nous réserve mercredi prochain.
Mais déjà cette semaine, le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, a affirmé qu'il serait «très difficile et très complexe» de forcer les commissions scolaires à remettre aux contribuables 100 millions de dollars sur 2 ans, accusant du même souffle les péquistes d'avoir semé la pagaille dans ce dossier.
Il n'y a pas à dire, le dossier de la taxe scolaire est fort complexe. Pour mieux comprendre, revenons d'abord en arrière.
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Juillet 2013. Comme au début de chaque été, les propriétaires reçoivent leur facture de taxe scolaire. À l'échelle de la province, la facture grimpe de 15% en moyenne.
Mais dans bien des régions, la hausse est encore plus difficile à avaler. Un exemple? À Bois-des-Filion, dans la couronne nord de Montréal, la facture moyenne bondit de 43%. Pour le propriétaire d'une maison type de 270 000$, la taxe passe ainsi de 474$ à 680$, soit un bond de 206$.
En fait, les propriétaires touchés par la hausse sont ceux qui bénéficiaient d'un rabais depuis sept ans, gracieuseté de Québec. En 2006, les libéraux de Jean Charest avaient accordé une aide spéciale pour éviter que l'ascension de la valeur des maisons entraîne une augmentation majeure de l'avis de taxation des contribuables.
Mais avec le temps, on s'est rendu compte que ce mécanisme de péréquation, atrocement compliqué, engendrait de graves effets pervers.
D'abord, les Montréalais n'ont jamais eu droit à l'aide de Québec, eux qui avaient pourtant essuyé des hausses marquées de leur évaluation municipale dès le début des années 2000. Nombreux sont ceux qui paient aujourd'hui plus de 1000$ de taxe scolaire par an.
Pendant ce temps, dans certaines banlieues en pleine explosion démographique, les propriétaires voyaient fondre leur facture, alors que la valeur de leur maison s'était considérablement appréciée. Bizarre, bizarre...
Plus les années s'écoulaient, plus la taxe scolaire devenait injuste.
Pour rétablir l'équité, le gouvernement péquiste a annoncé le retrait graduel de cette aide sur trois ans. Mais du même coup, il a privé les commissions scolaires de 150 millions pour 2013-2014, elles qui se plaignaient déjà des compressions imposées par Québec.
Au lieu de réduire leurs dépenses ou de rogner leurs surplus, les commissions scolaires ont laissé les contribuables absorber la quasi-totalité de la facture, avec la bénédiction du PQ.
Or, la hausse a soulevé un véritable tollé dans la population. Talonné par la Coalition avenir Québec, le PQ s'est finalement engagé, l'automne dernier, à forcer les commissions scolaires à rembourser une partie de la hausse aux contribuables en déposant le projet de loi 63.
Mais le projet est mort au feuilleton avec le déclenchement des élections, pour le plus grand bonheur des commissions scolaires qui sont majoritairement déficitaires.
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Dans toute cette saga, le retrait progressif de l'aide de Québec sur trois ans n'a jamais été annulé. Si les règles demeurent les mêmes, les commissions scolaires se verront donc retirer 68 millions de dollars en 2014-2015 et 68 millions en 2015-2016.
Voilà pourquoi les taxes vont encore grimper en juillet prochain. Mais cette fois, l'augmentation ne ciblera que 26 commissions scolaires, alors que la première vague avait touché 65 des 72 commissions, selon la Fédération des commissions scolaires du Québec.
Par exemple, la Commission scolaire des Hautes-Rivières, qui a perdu 7 millions l'an dernier, perdra encore 3,5 millions cette année, puis 3,5 millions l'an prochain. Pour compenser le manque à gagner, il y aura donc une augmentation de la facture de taxe d'environ 10% en juillet prochain. L'an dernier, les contribuables avaient subi une hausse de 20 à 30%, selon la municipalité.
Difficile de comprimer les dépenses. La Commission qui dessert notamment Saint-Jean-sur-Richelieu, Saint-Césaire et Marieville est en mode décroissance depuis sept ans.
Et les surplus? En théorie, il y a 17 millions dans les coffres. Mais la moitié représente des terrains et des bâtiments. Un quart est constitué de sommes versées durant l'année mais qui n'ont pas encore été dépensées à la fin de juin. En réalité, il ne reste que 3,5 millions, un coussin de sécurité bien raisonnable sur un budget d'environ 185 millions.
Alors, quoi? Les contribuables écoperont encore... à moins d'une surprise mercredi prochain.
STÉPHANIE GRAMMOND
La Presse (2014.06-02) - La Presse